La Banque des territoires dresse le bilan

La Banque des territoires dresse le bilan

La Banque des territoires détient 49 % du capital du futur Resort Thermal de Châtel-Guyon.

La Banque des territoires, qui appartient au Groupe Caisse des Dépôts, a présenté récemment son bilan d’activité 2018 ainsi que l’état de la commande publique au sein de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. A l’image de la France entière, cette dernière a chuté au plan régional de près de 18 % entre 2012 et 2018, passant ainsi de 11,5 milliards d’€ à 9,4 Mds d’€. Dans le Puy-de-Dôme, elle a atteint 710 millions d’€ l’année dernière, soit le quatrième rang derrière le Rhône, l’Isère et la Haute-Savoie. « La reprise, qui était plus forte en 2017, s’est montrée plus hésitante en 2018. C’est vrai pour certaines collectivités mais surtout chez les bailleurs sociaux », observe Philippe Lambert, Directeur régional de la Banque des territoires.

L’établissement a injecté l’an dernier 1,5 milliard d’€ dans les projets régionaux à travers des prêts, des fonds propres, de l’ingénierie… Soit un total de 2,3 milliards d’investissement réalisés. A la lecture de la carte par département, on peut s’étonner tout de même de la relative faiblesse des fonds engagés dans les quatre départements auvergnats (123 millions d’€ au total) alors que le département de la Haute-Savoie a reçu a lui tout seul 151 millions d’euros et celui de l’Ain quelque 253 M d’€ ! Difficile d’être des « indiens » de l’ouest… Même si la Banque, rappelons-le, n’est pas à l’origine des projets qu’elle finance.  

Malgré tout, Philippe Lambert a souligné que les objectifs de la Banque consistaient « à lutter contre les inégalités sociales et les fractures territoriales. »  Elle a ainsi développé tout un arsenal de mesures afin de rendre les territoires « plus attractifs, plus inclusifs, plus connectés et plus durables. » Elle soutient notamment le programme « Action cœur de ville » destiné à revitaliser les centres-villes. 25 cités sont concernées en AURA dont Thiers, Riom et Issoire dans le Puy-de-Dôme. Outre son engagement en matière touristique et culturelle (elle détient 49 % du capital du futur Resort Thermal de Châtel-Guyon), la structure apporte également un appui à la filière industrielle, avec des interventions sur les bassins de Thiers/Issoire ou la reconversion des anciennes pistes Michelin de Cataroux. En matière de développement durable, la Banque du territoire soutient le projet « Zero emission Valley » consacré au développement de la filière hydrogène, porté par la Région.

« Nous avons aidé à la réhabilitation de plus de 4.000 logements en 2018 en accordant des prêts à taux 0 aux bailleurs sociaux », poursuit Philippe Lambert, alors que 10.000 autres logements ont été construits dans le même temps.

Soutien au label « French Impact », à des start-ups en complément de ce que fait sa cousine BPI (Banque publique d’investissement), accompagnement de la filière French Tech et du Bivouac à Clermont… font aussi partie des actions.

Quant aux perspectives d’avenir, Philippe Lambert estime que les bons signes enregistrés sur l’ingénierie cette année devrait logiquement se traduire par une hausse de la commande publique en 2020.

« Car notre objectif est d’investir encore plus dans le territoire », insiste le directeur.

Jean-Paul BOITHIAS

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