L’opposition municipale a fait sa rentrée

L’opposition municipale a fait sa rentrée
une partie des membres de l’opposition de la droite et du centre réunis au pavillon Lecoq autour de Jean-Pierre Brenas il y a quelques jours (© J.-P. B.)

Les conseillers municipaux clermontois du rassemblement de la droite et du centre ont tenu récemment leur point presse de rentrée. Réunis au Pavillon Lecoq, sous la houlette de Jean-Pierre Brenas, leur chef de file, ils ont dressé un bilan des actions menées ces derniers mois et évoqués des perspectives. La majorité conduite par Olivier Bianchi n’a pas été épargnée. Tout sauf une surprise. Morceaux choisis…

Les réunions publiques organisées par la ville. Jean-Pierre Brenas a rappelé que le maire avait tendance a organisé beaucoup de concertations (Etats généraux de la culture, rencontres citoyennes de la mobilité, conférences économiques…). « S’il y a la forme, il s’agit d’un rideau de fumée car sur le fond, il n’y a pas de réponses aux attentes des Clermontois. (…). Le fond du problème, c’est que l’on sait ce qu’il faut à la ville mais le maire ne le fait pas car sa façon de gérer l’empêche de dégager des moyens suffisants. On endort les Clermontois avec des grand-messes. D’ailleurs, qui peut citer aujourd’hui une seule réalisation depuis le début de son mandat ? », interroge l’élu de droite, pour lequel il est dans la « philosophie » d’Olivier Bianchi de mener des débats interminables.

La proximité. « Nous on la fait en allant au-devant des Clermontois », a martelé Jean-Pierre Brenas, citant tour à tour le cimetière des Carmes, dont certaines allées étaient laissées à l’abandon, ou les jardins familiaux des Vergnes victimes de dégradations et de vols.

L’insécurité. Les élus de l’opposition affirment que des poches d’insécurité se développent à Clermont, notamment à Saint-Jacques et dans le quartier de la gare.

« Vers celle-ci, essentiellement avenue Charras, c’est devenu infernal », selon Jean-Pierre Brenas, qui cite pêle-mêle des vols, des occupations de cages d’escalier et du tapage nocturne. « Il y a un vrai problème d’insécurité que la police municipale ne peut pas résoudre seule. C’est pourquoi, nous avançons l’idée de créer une vraie police communautaire afin de se rassembler sur un événement ou un quartier quand cela est nécessaire. » Lui pointe également du doigt le nombre insuffisant de policiers municipaux clermontois. « On demande leur doublement avec une meilleure protection, mais aussi une nouvelle extension des zones de vidéo-protection à l’échelle de la ville même si un effort a été fait. »

L’emploi. Si, pour Jean-Pierre Brenas, le passage en communauté urbaine est une bonne idée, malheureusement, la manière laisse à désirer. « On est en train de créer une monstrueuse usine à gaz extrêmement dépensière. (…). On crée des postes nouveaux d’encadrement, plus d’une quarantaine alors que partout ailleurs, quand on mutualise et que l’on met en commun, on réalise des économies et on dégage des moyens. Lors du dernier conseil communautaire, nous avons enlevé 6 millions d’euros sur de l’investissement pour les mettre sur du fonctionnement. »

L’environnement et le réchauffement climatique. « Clermont doit se transformer pour s’adapter aux contraintes du 21e siècle », explique Jean-Pierre Brenas, pour qui la ville cumule pour l’instant toutes les spécificités de l’ancien monde en matière écologique : ilots de chaleur très importants en raison d’une cité bétonnée, pollution accrue du fait de son implantation dans une cuvette… Tout en s’appuyant sur les outils numériques, l’opposition préconise de « réduire les émissions », notamment d’énergie comme le chauffage, mais aussi de favoriser une mobilité propre à l’image du vélo électrique.

« Nous avons un Plan local d’urbanisme qui permet de verdir au maximum (…). La place de Jaude est un non-sens, trop minérale. Il faut faire des sentiers de verdure urbains, utiliser les 250 hectares de friche, développer les toitures végétales, les jardins partagés sur les toits des immeuble et les murs végétaux même si ces derniers coûtent un peu chers. »

A ce propos, Jean-Pierre Brenas rappelle que l’opposition est prête à travailler avec la majorité sur le chantier de la ville verte.

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