Axel Bauer « Je voulais aller à l’essentiel »

Axel Bauer « Je voulais aller à l’essentiel »
Son « live à Ferber » est sorti au mois de mai. On y retrouve ses meilleurs morceaux © YannORHAN

Le chanteur aux trois millions de disques sera à Thiers le 8 juillet pour le festival de la Pamparina. Il se confie à Info.

Vous venez de sortir votre premier live après 34 ans de carrière… Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

Le live ne faisait pas partie de la stratégie de mes labels. A chaque fois que j’en ai demandé un, on me l’a refusé. Pourtant, je possède un certain nombre de bandes et d’enregistrements. Certains étaient intéressants, comme un live symphonique à l’Olympia. Je les enregistrais au cas où, car je trouvais dommage de faire un super concert, avec une super ambiance, et de n’en garder aucune trace… Mais ils n’ont jamais pu sortir.

Le « Live à Ferber » vous permet de rattraper le temps perdu…

Depuis 2009, je suis producteur. Donc je fais ce que je veux ! Cet album est en fait une sorte de « best of » enregistré dans les conditions du live. Sur la tournée de « Peaux de Serpent » sorti en 2013, on a fait quand même 70 dates. Le disque n’a pas rencontré un succès phénoménal, mais on a joué devant près de 80.000 personnes ! Les versions des morceaux avaient beaucoup évolué depuis leur sortie. Elles étaient même mieux que sur les albums. Je voulais sortir ce live pour montrer ce travail, tout simplement. Par exemple, « Eteins la lumière » est devenue très rock. Quand je l’ai composée, elle était déjà un peu comme ça. A l’époque, on me disait que c’était trop… Finalement, la chanson a pu sortir après le raz-de-marée de « Smells like teen spirit » de Nirvana !

Quelle couleur musicale avez-vous voulu donner à l’ensemble ?

Je voulais aller à l’essentiel, proposer quelque chose de plus épuré et de plus clair. Ces douze titres résument bien ma carrière. On retrouve ce que j’ai fait de mieux, et des titres d’époques différentes.

Votre perception de vos chansons a-t-elle évolué ?

Grâce à Lena Cohen, un grand coach d’interprétation, j’ai redécouvert ma voix et le fond de mes chansons. Comme les bons acteurs, les bons chanteurs ne doivent pas jouer pas à être quelque chose, ne doivent pas rentrer dans des effets de style superficiels. Lena Cohen m’a montré le chemin pour moins faire, de juste être et d’interpréter la chanson au plus près de son sens. Pour moi, ce fut une sorte de révolution.

Avez-vous appris des choses sur vous en faisant cet album ?

(Il réfléchit) Complètement. Lena Cohen m’a montré que je me cachais beaucoup ; et presque sans m’en rendre compte. Parler de moi ne m’intéressait pas. Du coup, je me coupais de plein de choses. Or, quand on ne cherche pas à tout contrôler, on devient un meilleur interprète, on n’est plus en résistance, on avance avec énergie. Lors de mon concert du « Flow » à Paris, des spectateurs m’ont dit qu’ils avaient découvert un interprète.

Avez-vous le temps d’écrire et de composer ?

Au mois de juillet pas trop. Il y a quand même dix dates. Mais dès le mois d’août, je m’y remets. J’ai très envie et j’ai aussi beaucoup de matière musicale et d’écrits. Je pense pouvoir sortir un album début 2018.

Qu’attendez-vous de votre concert de Thiers le 8 juillet ?

Il faudrait qu’on m’offre un couteau ou une virée sur le puy de Dôme ! (Il rit) J’attends tout simplement de revoir le public. Je suis heureux de le retrouver et de me pousser encore à donner.

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