Thierry Grossetête : « il faut que l’on soit encore plus professionnels »

Thierry Grossetête : « il faut que l’on soit encore plus professionnels »

Après la difficile saison sportive connue en D1 par les Sangliers Arvernes, le président du Hockey Club Clermont Auvergne évoque les perspectives des prochains mois, avec très certainement un nouveau départ en D2.

Info – Quel bilan sportif faites-vous de cet apprentissage en D1 ?
Thierry GrossetêteNous avons connu une saison sportive compliquée même si l’on s’y attendait un peu. En début de championnat, on espérait accrocher cinq ou six victoires susceptibles de nous assurer le maintien. Nous n’y sommes pas parvenus. Au-delà, je pense que nous avons quand même beaucoup appris. D’un point de vue sportif, l’équipe ne s’est pas désunie. Eric Sarlieve, l’entraîneur, a réussi à maintenir la cohésion de ses troupes malgré la spirale négative de la défaite. Les joueurs ont travaillé jusqu’au bout. A partir du mois de décembre, le nombre de buts encaissés a été divisé par deux. Au final, nous avons même quelques regrets. Si nous avions eu les moyens financiers d’aller chercher un gros buteur et un 2e ailier, je pense que l’on aurait été capable de montrer plus de choses.

I. – Vous a-t-il manqué autre chose ?
T. G.Structurellement, nous avons encore besoin d’acquérir de l’expérience, de mieux nous entourer aussi. Il nous faut un préparateur physique digne de ce nom. Nous travaillons actuellement avec des étudiants de l’UFR STAPS, c’est très bien mais cela ne suffit pas. Il nous faut aussi des conditions de transport optimales ou encore un suivi nutritionnel des joueurs. Bref, il faut que l’on soit encore plus professionnels. C’est ce que nous voulons faire mais tout cela demande un peu de temps.

I. – Si l’équipe est reléguée sportivement, vous aurez peut-être la possibilité de vous maintenir en D1, qu’en est-il ?
T. G.Dans le monde du hockey, beaucoup de choses se passent durant les intersaisons. Quelques clubs de D1 sont aujourd’hui assez mal en point financièrement. Il y a donc de grandes chances que l’on puisse nous proposer le maintien. Mais pour nous, c’est clair : se maintenir en sachant que l’on ne sera pas dans les dix premiers la saison prochaine ne nous intéresse pas. Pour réussir, il faudrait compter sur un budget supérieur, compris entre 750.000 et 800.000 € (il est actuellement de 590.000 € NDLR). Aujourd’hui, on ne l’a pas. Certes, nous allons prendre le temps de la réflexion. En envisageant bien la situation, je pense qu’il faut retourner en 2e division en ayant la volonté de remonter le plus rapidement possible tout en étant bien structuré.

I. – Vous misez sur la formation également…
T. G.Pour l’équipe 1, je souhaite toujours un mix comprenant un tiers de joueurs professionnels étrangers, un tiers de jeunes joueurs français à fort potentiel et un tiers de jeunes issus du club. En D1, il n’y a que trois clubs qui ont des équipes chez les moins de 20 ans, dont celle du HCCA évoluant en Elite. Nous sommes aussi le seul club de D1 à avoir intégré quatre juniors en équipe 1. La formation reste un axe de développement. Elle est essentielle si l’on veut perdurer dans le temps. L’équipe fanion doit être la vitrine du club mais la formation doit servir à l’alimenter. Il faut renforcer le lien entre le hockey mineur et le hockey majeur.

I. – Quels changements vont être apportés et comment va s’articuler votre futur effectif ?
T. G.Les joueurs ont repris l’entraînement cette semaine. C’est un gros changement pour le club et les joueurs. Avec l’entraîneur Eric Sarlieve, qui va devenir directeur sportif, on souhaite dorénavant faire travailler les joueurs sur douze mois. Les U17, les U20 et les seniors vont suivre un programme de préparation physique. Celui-ci est tracé jusqu’au mois de juin. Les joueurs seront en vacances après avant de réattaquer début août leur préparation en vue du championnat. Concernant le futur effectif, nous sommes en train de faire le point avec les joueurs actuels, dont les contrats courent jusqu’à la fin du mois d’avril. Nous ne voulons pas repartir de zéro, peut-être que la moitié de l’effectif va changer. Si l’on retourne en D2, l’objectif sera en tout cas d’être compétitif et nous viserons au minimum les demi-finales.

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