Renault Scenic : tout pour réussir !

Renault Scenic : tout pour réussir !

20 ans après son lancement, la quatrième génération du Renault Scenic mise davantage sur une esthétique choc plus que sur la modularité comme les versions précédentes.

Ce nouveau Scenic reprend les codes stylistiques de son petit frère Captur avec une ceinture de caisse en vague et des hanches épanouies. Ses 4,40 m pour 1,87 m de large et 1,65 m de haut en font une voiture globalement plus massive et dont sa garde au sol plus généreuse, due aux roues de 20 pouces, fait d’abord songer à un crossover.

Essence ou diesel ?

Derrière le logo Renault hypertrophié, six motorisations (dont quatre diesels) sont proposées pour le moment. Dans ce cas, les puissances varient de 95 à 160 chevaux. C’est vrai, le diesel 160 chevaux fait plus de bruit que l’essence essayé parallèlement mais, en revanche, il procure des reprises plus vigoureuses. La motorisation essence Tce 130 chevaux également conduite est bien plus discrète et plus soyeuse en ressen-ti. Mais avec plus de 1500 kilos à tracter avec deux personnes à bord, le petit 4 cylindres de 1200 cm3 turbocompressé manque un peu de vigueur en relances. Mais avec tous ces radars qui fleurissent le long de nos routes, c’est une puissance qui me semble suffisante. Car l’écart de prix n’est pas négligeable par rapport au diesel : 3100 euros par exemple, entre les deux 130 chevaux ! Pour tous les diesel, il n’y a pas de malus. Du moins pour le moment !
Dans ce nouveau Scénic, l’habitabilité est plus généreuse à l’avant qu’à l’arrière où la place est un peu comptée. Renault propose une version plus longue de 23 cm (plus 600 €) pour les familles aux grandes jambes. Désormais, les sièges arrière ne s’enlèvent plus comme sur les précédents. La banquette modulable avance, recule et se rabat d’un doigt en un éclair. Repliée, elle offre un bon volume de chargement.
Renault est revenu à une planche de bord classique style Megane avec son grand écran vertical multimédia de 7 pouces que je n’apprécie guère car il accroît les manipu-lations. Mais on nous dit que c’est le progrès ! On compte à bord de nombreux range-ments et il faut remarquer que la qualité des matériaux a fait de louables progrès par rapport aux précédentes versions.

Grandes roues de 20 pouces !

Le nouveau Scenic tient fort bien la route sur ses voies élargies posées sur des roues géantes 20 pouces, relativement étroites de 195 de large. C’est au prix d’une suspension parfois un peu sèche surtout à l’arrière mais l’engin vire sans roulis et avec une bonne précision de la direction. Pour ceux qui ont la crainte qu’un changement de pneus mette sur la paille les finances d’un ménage, Renault les rassure en prétendant que les manufacturiers les proposeront à des tarifs identiques aux 17 pouces. D’un naturel vicieux, j’en doute beaucoup après avoir comparé quelques prix sur internet.
La gamme du nouveau Scenic varie de 23.700 euros à près de 40.000 euros pour la version Intens enjolivée de quelques options. C’est calqué sur ceux de la concurrence Picasso ou Ford C-Max et ce n’est sûrement pas ce qui déterminera le choix. Comptez autour de 30.000 euros pour un DCi 130 ch Zen en finition médiane qui comprend le démarrage sans clé, le frein de parking électrique, la reconnaissance des panneaux, la console coulissante et les jantes en alliage (tôle sur la Life) plus quelques options-comme la peinture bi-ton (400 €) et l’affichage tête haute (400 €). Avec son physique réussi quoiqu’un peu racoleur à mon goût, le nouveau Scenic devrait séduire les pères et mères de famille !

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