La voie du kendo

 

Discipline aristocratique dans le Japon médiéval, le kendo (voie du sabre) s’est aujourd’hui popularisé et attire de plus en plus de pratiquants, notamment en Limousin, où il se développe rapidement.

La voie du kendo

Au cours de ces cinq dernières années, le Limousin a d’ailleurs doublé le nombre de ses licenciés, répartis dans quatre clubs.
«Le Limousin reste la plus petite ligue de France, mais cette progression est surveillée de près par les instances nationales», précise Yannick Mathieu, le président du comité régional. Ce dynamisme permet au comité de se voir confier l’organisation, les 6 et 7 février prochains, des championnats inter-régionaux qualificatifs pour les «France». «Près de 150 participants y sont attendus», insiste Y. Mathieu. Mais cet événement va également permettre d’inviter trois hauts gradés français, Michel Guentleur, Jean-Paul Carpentier et Philippe Labaye, pour constituer un jury apte à faire passer des grades jusqu’au 3e dan. «C’est une aubaine pour de nombreux pratiquants du territoire. Nous avons déjà une dizaine de candidats de la région, auxquels vont s’ajouter des licenciés des départements voisins», constate Y. Mathieu. Cette compétition, qui n’avait plus eu lieu dans la région depuis de nombreuses années, va aussi mettre en lumière cette escrime japonaise à deux mains spectaculaire, puisque le public pourra librement assister aux combats.

La voie du kendo

ATTAQUES REELLES

Même s’il n’en saisira pas toute la finesse, le public se régalera tout de même de ces combats très codifiés, intenses au cours desquels il ne faut pas seulement «toucher» l’adversaire, mais lui porter un coup fatal, comme cela se faisait sur les champs de bataille ou en duel. Le coup est validé lorsque le juge lève son drapeau. Pour l’emporter, il faut deux points gagnants. L’efficacité se juge à travers la précision de la frappe mais également du placement de tout le corps et l’énergie envoyée dans la frappe, qui s’exprime souvent par un «kiai» cri puissant. Cette possibilité de porter réellement les attaques implique que les combattants soient revêtus d’une armure.
La sortie du dernier opus de la «Guerre des Etoiles» dont les scènes de combat au sabre laser s’inspirent des frappes du kendo, génère de nouvelles demandes dans les clubs locaux. «Nous proposons deux séances de découverte. On peut débuter avec un simple jogging, le club prêtant le shinai ou le bokken, les sabres en bois. S’il souhaite persévérer, le pratiquant devra acheter ses propres armes (comptez une cinquantaine d’euros) et un keikogi (veste) indigo, puis un hakama (pantalon traditionnel des samuraïs)», précise Marie Sicard, la présidente du Kendo Iaïdo Limoges Etudiants Club. Au fil des cours, chacun, en fonction de son niveau, travaille les attaques, mais aussi les «kata», des enchaînements de postures destinés à juger la précision du geste.
Le kendo est ouvert aux hommes et aux femmes, à partir de 7 ans jusqu’à plus de 70 ans, car la force physique n’est pas un avantage déterminant.

La voie du kendo

Renseignements :
www.cnkendo-dr.com
crk.limousin@gmail.com

 

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