Perpétuer les valeurs du karaté

Perpétuer les valeurs du karaté
Les mouvements du kata sont une simulation de combat D.R

Niché au premier étage d’une ancienne droguerie limougeaude, le Fudo Shin karaté club distille une ambiance japonaise, dans laquelle Robert Péchalat, 7dan, perpétue un karaté shotokan moderne. Un stage avec Jean-Pierre Lavorato, 9dan, est prévu les 8 et 9 juin.

S’il avait suivi le chemin familial, aujourd’hui, Robert Péchalat serait peut-être footballeur comme son père, boxeur comme son oncle ou judoka comme son frère. Mais, adolescent, c’est vers le karaté qu’il s’est tourné. « En 1967, un an après avoir débuté le karaté, j’ai participé à un stage de maître Kase, 10dan, héritier de Funakoshi sensei, le fondateur de cet art de combat à mains nues, né sur l’île d’Okinawa », explique-t-il.

Plus de 80 pratiquants

Séduit par un style de karaté plus puissant, il devient rapidement 1er dan, remporte de multiples championnats de combats et katas, intègre l’équipe de France Shotokan et ouvre son club quelques années plus tard. « Mon premier club, en 1974, était installé rue Eugène Varlin. Puis, nous avons occupé durant 27 ans un local rue Armand Dutreix, jusqu’en septembre 2003, date à laquelle nous nous sommes installés ici, au 7 rue Jean-Macé. J’ai, avec l’aide de quelques élèves, totalement aménagé ce dojo », précise-t-il. Aujourd’hui, la section karaté rassemble plus de 80 pratiquants, hommes, femmes et enfants. Outre les cours au dojo, Robert Péchalat intervient également dans certaines écoles.

Au-delà de l’enseignement sportif, il veille surtout à transmettre les valeurs des arts martiaux. « Le respect commence par la tenue de travail que l’on porte, qui doit inciter à la rigueur. Dans une société dans laquelle les enfants ont de moins en moins de repères, mon but essentiel est d’enseigner cet esprit du karaté », insiste-t-il.

Rigueur et discipline

Une méthode qui semble d’ailleurs porter ses fruits, puisque durant sa carrière de professeur, il a réussi à entraîner quelques élèves au plus haut niveau de la discipline, que ce soit en combat ou en kata, qui consiste en un enchaînement d’attaques et de parades codifiées que l’on exécute dans le vide, en imaginant qu’on se trouve face à son adversaire. « Certains enfants sont très doués et possèdent un niveau technique qui leur permettrait de s’illustrer sur des championnats nationaux, mais cela demande un fort niveau d’investissement des parents pour accompagner leur enfant vers le plus haut niveau sportif », convient-il, ajoutant que le club accepte les enfants dès 5 ans.

Pour renforcer le niveau de ses élèves, Robert Péchalat invite régulièrement des hauts gradés, à l’image de Jean-Pierre Lavorato, 9dan, premier assistant de maître Kase. « Nous avons déjà eu l’occasion de recevoir de nombreuses fois cet expert international à Limoges. Je l’ai côtoyé lors de stages internationaux. C’est toujours un événement lorsqu’il vient à Limoges. Le prochain stage, les 8 et 9 juin, constituera un nouveau temps fort pour notre club », promet-il, constatant que les maîtres occidentaux attirent malheureusement moins de monde, fussent-ils élèves directs des maîtres japonais aujourd’hui décédés.

Renseignements : www.karate-limoges.fr/

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