Le slow tourisme, les vacances autrement

Le slow tourisme, les vacances autrement
(© iStock / City Presse)

Fini les séjours marathon où l’on enchaîne les activités sur les chapeaux de roues ! La nouvelle tendance du « slow » s’invite dans vos voyages pour vous inciter à préférer la qualité à la quantité.

Dans notre société capitaliste, la surconsommation est partout, de nos assiettes à nos sorties en passant par les voyages. Face à un rythme de vie effréné, de plus en plus d’initiatives invitent alors les citoyens à stopper leur course endiablée pour profiter réellement de chaque expérience. Dans la droite ligne du slow food qui vise à mieux manger, c’est au tour du slow tourisme de changer nos habitudes.

Loin de la masse

Un concept pour répondre à des voyages qui n’ont plus de sens. On pense notamment ici aux séjours à l’autre bout du monde enfermés non-stop dans un club, sans jamais partir à la découverte des autochtones. Mais la tendance du slow est également une réaction à la « tourismophobie » qui s’amplifie dans de nombreuses villes. Il s’agit plus globalement de freiner cette boulimie touristique qui consiste à voir un maximum d’endroits en un minimum de temps à l’autre bout du globe, en oubliant l’essentiel.
Portés par des préoccupations environnementales et désireux de profiter de séjours plus authentiques, les voyageurs se tournent donc vers des offres les invitant à prendre leur temps. Bref, le slow tourisme est en fait une autre façon de voyager qui privilégie la qualité à la quantité et entend donner un sens à vos vacances.

Le slow tourisme, les vacances autrement
(© iStock / City Presse)

Proximité et rencontres

Ce concept s’appuie en pratique sur plusieurs principes de base. Premier réflexe : on évite les circuits empruntant des autoroutes touristiques pour sortir des sentiers battus et laisser la place à l’improvisation. Plutôt que d’enchaîner les monuments les plus en vue à un rythme d’enfer, on découvre différemment les lieux en se rapprochant des producteurs, des artisans et de la population en général. Tout ceci dans l’optique de privilégier une rencontre humaine authentique. Et pour ce faire, pas besoin de partir à l’autre bout du monde ! Le slow tourisme incite à s’immerger dans le terroir local au moyen de modes de transports responsables tels que le train, le covoiturage, le vélo ou encore le cheval. Cela passe d’ailleurs également par la gastronomie, chère aux Français ! Dans une démarche locavore, on opte pour les produits locaux, dont la provenance ne dépasse pas si possible les 150 km à la ronde.
Enfin, on prend aussi du temps pour soi-même. Randonnées, sophrologie ou encore yoga permettent alors de se déconnecter et de se ressourcer le temps des vacances.

Loin mais engagé

Si le slow tourisme est souvent lié à l’écotourisme, il ne s’agit pas non plus de renoncer à toute expédition à l’étranger. Mais quitte à prendre l’avion pour partir loin, autant choisir des formules plus responsables.
Les pays en voie de développement sont ici privilégiés comme la Birmanie, l’Iran, l’Éthiopie ou l’Ouzbékistan. De même, les circuits alternent visites touristiques et rencontres avec des associations œuvrant dans le domaine humanitaire, social ou environnemental. Une partie du prix du voyage leur est d’ailleurs reversée, tandis qu’une compensation carbone, payée par les vacanciers et le voyagiste, participe à lutter contre les gaz à effets de serre en finançant la plantation d’arbres.

Julie Polizzi

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