Pourquoi le vin donne-t-il le mal de tête ?

Article mis à jour le 3 mars 2021

Après avoir bu du vin, beaucoup d’entre nous se plaignent de maux de tête. Parfois un ou deux verres suffisent. De nombreux cas de figure coexistent. Les maux de tête apparaissent le plus souvent le lendemain mais chez certaines personnes les effets indésirables se font voir seulement une heure après. Pour certains c’est le vin rouge qui est en cause tandis que pour d’autres c’est le vin blanc.

Une chose est sûre c’est que nous ne réagissons pas tous de la même manière. Il semblerait que cela dépende de la sensibilité de chacun à tel ou tel vin et telle ou telles substances contenues dans ce dernier. Il est donc très difficile de faire une généralité et de conseiller un type de vin en particulier.
Cependant, beaucoup s’accordent pour dire que le vin naturel, ou vin vivant, provoque nettement moins de maux de tête. Est-ce totalement vrai ? Pour y voir plus claire, voyons d’abord quelques pistes sur les causes de ces céphalées.

Les sulfites, première cause des maux de tête ?

Sur la question de la cause des maux de tête provoqués par le vin, aucune réponse ne fait l’unanimité. Peut-être plus qu’une cause en particulier, il y en aurait plusieurs, qui additionné les unes aux autres auraient un effet amplificateur. Beaucoup de personnes considèrent que c’est l’ajout de sulfite dans le vin, utilisé pour le stabiliser, particulièrement le vin blanc, qui en serait la cause principale. Mais certains réfutent cette possibilité en avançant qu’il n’est pas prouvé que les sulfites provoquent des maux de tête.
En revanche, plus de 1% de la population est allergiques aux sulfites et il est communément admis que chez ces personnes, le soufre provoque des gênes diverses, éternuement, écoulement nasale, gêne respiratoire etc.

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D’autres substances mises à cause

D’autres substances pourraient être la cause des céphalées. Notamment l’histamine, qui elle est davantage présente dans le vin rouge. L’histamine est une amine biogène, résultant de la fermentation de l’acide aminé histidine. Cette bactérie a notamment pour effet de dilater les vaisseaux sanguins. Celle-ci est tout autant allergène que les sulfites et parmi ces symptômes peuvent également provoquer des maux de tête. De plus en plus de personnes y sont intolérantes. Le problème est qu’un vin naturel comme un vin conventionnel peut tout autant en contenir. La formation d’histamine peut apparaître durant le processus de vinification. Pour l’éviter, cela dépend du sérieux et de la compétence du vigneron. Une raison de plus de ne pas acheter un vin seulement pour son label mais en connaissance du travail de la personne qui le produit.
D’autres bactéries peuvent être mises en cause, telle que la Tyramine, une enzyme qui quant à elle provoque un resserrement des vaisseaux sanguins. Les tanins dans certains cas sont aussi soupçonnés. Bien sûr l’alcool contenu dans le vin reste un facteur incontesté de mal de tête avec un effet multiplicateur quand il est couplé aux substances que nous venons de citer.

Des vins sans maux de tête ?

Comme nous l’avons vu avec l’histamine, nous ne pouvons pas réduire la question à une opposition entre vin naturel et vin conventionnel. D’autant plus que beaucoup de vignerons se trouvent à la frontière des deux. Derrière la question des maux de tête dans le vin, s’en posent d’autres plus vastes. Quelle est la place de la chimie dans le vin d’aujourd’hui ? A quel point sont nocifs les intrants de synthèse contenus dans le vin ? Et quel genre de vin voulons-nous consommer ?

Aucun label ne peut vraiment différencier un bon vin d’un mauvais vin. Les labels donnent certaines informations sur quelques aspects à propos de la manière dont le vin est produit, mais ne donnent pas le détail du travail du vigneron qui est pourtant lui crucial. Seul le vin lui-même vin ne ment pas. Il ne ment ni sur son goût ni sur le mal de tête qu’il provoque ou pas. Mais tous les consommateurs n’ont pas le palais assez averti ou une sensibilité corporelle assez accrue pour savoir si un vin un bien fait.
C’est donc le travail des caves à vin, comme Vin-Satori, que de conseiller et dénicher des vins bien faits avec le minimum d’intrants chimiques voire une absence totale.

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Des vins bien faits sans chimie

Sans parler des effets négatifs sur l’environnement et la santé des producteurs et leur mise en danger par l’utilisation de pesticide et engrais en viticulture, la chimie est plus que présente dans l’industrie du vin, avec 47 additifs de synthèse tolérée dans le vin classique contre 35 dans le vin bio.

Avec un tel cocktail, sulfite ou pas, peu étonnant que certaines personnes souffrent de maux de tête. Il est plus que légitime de se demander à quel point tous ces intrants additionnés à des procédés industriels sont dangereux pour la santé. Nul besoin d’attendre les résultats de recherches scientifiques pour savoir que les produits les plus digestes et sains sont ceux les moins modifiés synthétiquement.

Toute la responsabilité revient aux consommateurs et aux cavistes de bien se renseigner sur les vins. Sans se reposer sur une mention :  »bio » qui peut être plein de chimie ou  »naturel » qui peut donner des vins vinaigrés ou remplis de bactéries impropres à la consommation. Mais en connaissant vraiment le travail de chaque vigneron, qui lui-même se doit d’être transparent et de fournir des vins droits avec le moins d’intrants possible. Dans la plupart des cas, en consommant ce genre de vins modérément et en buvant de l’eau à côté alors il y a de grandes chances d’éviter des maux de tête.

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Nathan
Nathan responsable de la publication de Info-mag-annonce.com. Tous ses articles sont rédigés en coordination avec l'équipe de direction.
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